Ceci n’est qu’un essai de ma part de définir le plaisir. J’ai écrit ce texte car, lors de relations D/S, il est parfois difficile pour une femme de franchir le pas car elle n’y voit pas son
propre plaisir. Elle n’y voit en général au mieux, qu’une «lubie» de son partenaire en mal de nouvelles sensations. C’était également mon cas lorsque j’y ai été confrontée pour la première fois
mais depuis, j’ai beaucoup changé et j’y trouve de plus en plus de plaisir. Si ce texte peut rendre service à quelqu’un, j’en serais très heureuse et n’hésitez pas à m’envoyer un petit mail.
Je commence déjà par le plaisir en général. Pour moi le plaisir, peut se définir de 2 manières :
Dans le cas de relations SM, ce n’est pas différent et il y a encore ces deux formes de plaisir, ainsi lors d'une domination d’un homme par une femme, selon moi, ce n’est pas la domination en
elle-même qui procure le plaisir mais les conséquences de cette domination, donc principalement un plaisir indirect..
Si on examine le plaisir que peut ressentir la personne dominante :
1. J’oblige mon partenaire à me procurer du plaisir (mon plaisir direct) :
2. Je punis mon partenaire (plaisir indirect) :
Par des obligations (il doit se masturber, il doit jouir, etc.).
Par des interdictions (de jouissance, de me voir nue, etc.).
Par des punitions (fessées, brûlures, etc.)
Dans le cas du plaisir indirect, mon plaisir provient du fait que, sachant que mon partenaire apprécie la soumission, je prends plaisir à le voir en prendre.
Une relation étant de par sa nature un échange, il est clair qu’on ne peut se contenter d’examiner le point de vue du dominant. Pour les dominés, se sont encore les deux mêmes genres de plaisir
(directs et indirects) mais vus dans l’autre sens.
Dans certains cas, au premier abord, on peut se demander ce qui procure du plaisir à l’un ou à l’autre.
Par exemple :
- Quel plaisir le dominé, peut-il retirer en passant l’aspirateur sur un ordre de
sa Maitresse
ou encore :
- Quel plaisir peut-il retiré en étant trompé ( e ) par son partenaire ?
Si l’on y réfléchit, c’est toujours le désir de rendre son partenaire le plus heureux possible, même au dépend de son propre plaisir direct. Dans de tels cas, pour le dominé, le plaisir indirect
est le plus fort et il prend plaisir, au plaisir direct de son dominant.
Dans le 1er cas par exemple : Si le dominé en reçoit l'ordre et que de plus, cet ordre est assorti de l'obligation de passer l'aspirateur en étant complètement nu, il se fera une joie de
contenter son dominant.
Dans le 2ème cas : si le dominé ne sait pas que son partenaire le trompe et y prend du plaisir, il ne ressentira aucun plaisir et il se sentira trahi.
Toute la chose est est encore plus complexe si l’on pense que les deux partenaires peuvent jouer chacun avec leurs plaisirs directs, indirects ou même les deux ensemble.
La nature humaine étant très diverse, il ne faut donc pas s’étonner que le nombre de pratiques sexuelles soit aussi important, les pratiques SM convenant particulièrement bien à ces jeux de
plaisir directs et indirects.